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Comment faciliter la collecte des huiles alimentaires usagées en zones de montagne

La collecte des déchets alimentaires, y compris des huiles alimentaires, reste un défi majeur pour les zones de montagne. Le projet « La Baraque à Huile » se présente comme une solution pour récolter les huiles alimentaires dans les Alpes françaises. Le projet présente l’avantage de récolter les huiles usagées dans les déchèteries qui se trouvent en altitude, répondant ainsi à la demande des habitants qui sont loin des lieux de collecte d’huile habituels et à la demande des environnementalistes de mieux valoriser les déchets usagers. 

Le manque d’huiles récoltées et la création de la Baraque

L’initiative « La Baraque à Huile » a été créée par un groupement d’entreprises, à savoir Trialp, entreprise savoyarde spécialisée dans la collecte, le traitement et la valorisation des déchets, 1 r design et Design C+B Lefebvre. Le projet souhaite combler le manque de recyclage des huiles alimentaires usagées. En effet, en France, seulement 5% des huiles alimentaires usagées sont collectées, comparé à 75% du verre. Le problème majeur est le manque de points de collecte et de déchèteries et le manque d’information concernant l’importance de recycler les huiles. Dans les zones rurales et, encore plus en zones de montagne, les points de récolte d’huiles alimentaires usagées manquent. Par conséquent, ces huiles ne sont pas récoltées et ne sont donc pas recyclées.

Le fonctionnement de la Baraque à Huile et ses objectifs

« La Baraque à Huile » propose un service gratuit, avec une solution accessible au design pratique (des contenants ‘Olibox’ de 3 litres avec une poignée qui peuvent être facilement rangés à la maison et transportés en déchèterie). Chacun peut emprunter un contenant de 3L, y stocker son huile alimentaire usagée et, une fois le contenant rempli, le rapporter dans le point de récolte le plus proche, y compris dans des déchèteries en montagne, où se trouve la « Baraque à Huile » jaune et verte.
Cette récolte a pour objectif d’augmenter les quantités d’huiles alimentaires collectées, afin qu’elles soient recyclées, et donc valorisées, et transformées en biocarburant.  Une fois collectée, l’huile est d’abord filtrée, pour enlever tous les déchets qui ne devraient pas y être. Ensuite il y a une phase de décantation afin de séparer l’eau, cette dernière est alors extraite de l’huile. A la fin de ces étapes, l’huile n’est plus un déchet mais une matière première qui sera transformée en bio-carburant. Le rendement est alors proche de 100%.

Des bénéfices pour tous

La Baraque à Huile présente des résultats à différents niveaux :

  • La personne qui se débarrasse proprement de son huile ne bouche plus ses canalisations, et ne pollue plus son jardin, elle participe donc, par son apport volontaire, à une économie circulaire et plus durable.
  • La collectivité voit son réseau d’eaux usées et sa station d’épuration soulagés d’huile figée, elle augmente aussi la part de déchets collectés et valorisés.
  • Le collecteur, lui, récupère une huile en plus grande quantité et peut enfin en maîtriser la qualité. En effet, avant, l’huile était collectée dans des fûts de 300 ou 1 000 litres où il était plus fréquent que de l’huile noire (huile de moteur) soit déversée, rendant ainsi l’ensemble de l’huile collectée impossible à valoriser en bio-carburant. Le fonctionnement de La Baraque à huile et de ses petits contenants permet un contrôle très fin par un agent spécialisé et quasiment 100% de l’huile récoltée est valorisable en bio-carburant.

Avec sa solution, « La Baraque à Huile » compte faire passer de 5 à 20 %, le taux de collecte et valorisation de ces huiles. Pour l’instant, dans la déchèterie de Crolles (Grenoble) par exemple, 35 à 45% d’huile sont collectées en plus, depuis la mise en place de La Baraque à Huile en 2017, avec une valorisation en biocarburant de 100%.

Le projet est en pleine extension. Pour l’instant, des baraques à huile ont été testées dans deux déchèteries dans le Grésivaudan (Isère) et cinq déchèteries en Savoie et dans l’Ain viennent d’être équipées. Dans les prochains mois, le groupement d’entreprises espère avoir un déploiement sur l’ensemble du territoire français, couvrant également les zones montagneuses.

En outre, le projet Baraque à Huile a reçu le Label observateur du design 2018.! Une démarche d’éco-conception qui a été appréciée par les membres du jury.

Pour plus d’informations :

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20 novembre 2017

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