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Interview du mois: rencontre avec Anna Maria Urbaniak-Brekke de l’Institut de Recherche de l’Ouest de la Norvège

L’Institut de Recherche de l’Ouest de la Norvège est une fondation de recherche internationale créée en 1985. Basée à Sogndal, elle mène des recherches principalement dans les domaines académiques des sciences sociales, des sciences naturelles, de la technologie et des sciences humaines. Pour mieux comprendre les objectifs et la portée des projets de recherche de l’Institut, nous avons rencontré Anna Maria Urbaniak-Brekke. Spécialiste de l’activité physique et du tourisme, elle a rejoint l’Institut en 2018 et est actuellement chercheuse et conseillère pour la recherche européenne.

 

Euromontana : Pouvez-vous présenter votre Institut ?

Anna Maria : « Nous sommes un institut de recherche situé à Sogndal, dans la partie occidentale très rurale et montagneuse de la Norvège. Créé en 1985, l’institut emploie 30 chercheurs travaillant sur trois thèmes principaux : Informatique et big data, atténuation et adaptation au changement climatique, tourisme. »

 

Quels sont les défis auxquels votre région fait face ? Comment la recherche peut y apporter des solutions ?

« Notre institut est situé près du Sognefjord, le deuxième plus long fjord du monde et une destination très populaire, mais notre environnement est menacé par le changement climatique. La Norvège subit déjà les conséquences du changement climatique avec une augmentation des températures et de la fréquence des catastrophes naturelles telles que les inondations.

Nous encourageons également les organismes publics à participer à des projets de recherche appliquée, par exemple dans le cadre du fonds Horizon 2020. Ces projets peuvent aboutir à des recommandations intéressantes pour les acteurs régionaux. »

 

Dans quels projets êtes-vous actuellement impliqués ?

« Nous menons un projet national appelé NORADAPT – Norwegian Research Centre on Sustainable Climate Change Adaptation, depuis 2018. Via cette initiative, nous cherchons à acquérir des connaissances sur l’adaptation durable aux changements climatiques grâce à une approche axée sur les utilisateurs.

Nous travaillons aussi beaucoup sur le tourisme ; notre région vit grâce à ce secteur, mais en même temps, nous devons encourager des pratiques respectueuses pour préserver notre environnement, déjà menacé par le changement climatique. Nous travaillons avec les municipalités pour adapter les pratiques touristiques et promouvoir la qualité plutôt que la quantité. Nous allons aussi à la rencontre des entreprises du secteur afin de promouvoir les bonnes pratiques pour le développement durable du tourisme.

Ces deux thèmes – le tourisme et le changement climatique – sont cruciaux car ils sont interconnectés. Dans notre projet de recherche CLIM-TOUR, nous souhaitons identifier les impacts du changement climatique sur le tourisme de nature en Norvège. Nous ferons des recommandations sur l’adaptation, et élaborerons des « services climatiques » pour aider l’industrie du tourisme à comprendre les impacts du changement climatique.

Enfin, nous menons des recherches sur d’autres questions liées à l’environnement, comme les bioproduits. Nous participons à un projet Horizon 2020 appelé ENABLING, dont l’objectif est de développer des conditions appropriées pour le développement de bioproduits. »

 

Quand l’Institut a-t-il rejoint Euromontana ? Quelle est la plus-value pour vous, en tant que chercheurs ?

« Nous avons rejoint Euromontana en novembre 2017. Euromontana nous est d’un grand soutien car nous sommes très au Nord, il est donc parfois difficile de se connecter aux autres, en comparaison avec les Alpes ou les Pyrénées où beaucoup de réseaux existent. Dans notre travail de recherche, la plateforme projets d’Euromontana est également un outil utile pour trouver des partenaires.

Grâce à Euromontana, nous nous sommes également connectés avec NEMOR – le réseau européen de recherche en montagne – auquel nous avons adhéré en 2018. C’est une plateforme très utile pour mettre en relation des chercheurs de différents pays et participer à des appels à projets liés aux zones de montagne. »

 

A travers vos activités spécifiques et votre isolation géographique, que pensez-vous pouvoir apporter aux autres membres du réseau, y compris non chercheurs ?

« Je pense que venant d’une partie très différente de l’Europe, nous pouvons aussi apporter une expertise très différente. La Norvège est déjà confrontée à des changements liés au dépeuplement, au changement climatique et au tourisme, donc nous pouvons partager notre expérience sur cela. »

 

Télécharger l’interview intégrale de Anna Maria Urbaniak-Brekke en format PDF.

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24 septembre 2019

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