L’Innovation sociale pour favoriser l’inclusion des réfugiés dans les zones rurales

Les 16 et 17 novembre 2017, le Comité économique et social européen (CESE) a organisé un événement sur « L’innovation sociale pour l’inclusion des réfugiés », y compris une session sur l’intégration des réfugiés dans les petites communautés rurales. Les intervenants ont souligné le rôle des acteurs non traditionnels d’initier des moyens innovants pour favoriser l’inclusion des nouveaux arrivants dans ces zones dépeuplées. Ils ont également discuté de la manière dont l’inclusion des réfugiés dans les zones rurales et reculées pourrait aider ces régions à lutter contre le dépeuplement et à stimuler la croissance dans les zones rurales. L’arrivée d’une ou deux familles dans un petit village de montagne, par exemple, pourrait aider à maintenir certains services d’intérêt général, tels qu’une école publique, un bureau de poste, etc.

Euromontana a participé à l’atelier et présenté le projet SIMRA (Innovation sociale dans les zones rurales marginalisées) qui recueille des exemples d’innovation sociale (vous pouvez soumettre le vôtre ici). Un exemple d’innovation sociale dans une zone rurale marginalisée liée à l’inclusion des réfugiés est le projet « Orti didattici di comunità ». Le projet a été créé à Castelnuovo Bocca d’Adda, une commune de 1600 habitants de la province de Lodi, dans la région italienne de Lombardie, où une ancienne maison abandonnée a été transformée en un petit centre d’accueil pour 12 demandeurs d’asile et le jardin est devenu un jardin social où les enfants et les habitants, y compris les réfugiés, peuvent travailler la terre.

A la fin de l’atelier, les conclusions pour améliorer l’inclusion des réfugiés dans les zones rurales données par les conférenciers et les participants étaient :

  • Considérer les petites communautés rurales comme des lieux accueillants propices à la réinstallation ;
  • Utiliser l’innovation sociale pour établir de nouveaux partenariats dans les petites collectivités et les collectivités rurales ;
  • Travailler et de s’engager avec les communautés hôtes et locales avant l’arrivée de nouveaux arrivants ;
  • Enseigner aux médecins, aux policiers et à tous les travailleurs du secteur public une approche spécifique et ciblée pour les réfugiés ;
  • Considérer les migrants comme une source d’emploi (par exemple, certains d’entre eux peuvent avoir une expertise en agriculture) ;
  • Développer les services d’intérêt général dans les petites zones rurales et les rendre accessibles à tous, y compris aux réfugiés.
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1 décembre 2017