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Semaine de la Montagne à EXPO 2015: conférences sur les produits de montagne

La Semaine de la Montagne à l’EXPO Milan était organisée du 4 au 11 juin 2015 par le ministère italien de l’Environnement, en collaboration avec la Convention Alpine, la Convention des Carpates et d’autres organisations telles que le Partenariat de la montagne de la FAO.

C’était un programme d’événements (conférences, expositions, réunions, etc.) dédiés au développement, à l’agriculture et aux produits de montagne à travers le monde. Euromontana a participé activement à l’organisation des deux événements sur les produits alimentaires de montagne tenus le 4 et le 11 juin.

L’EXPO ayant pour devise, «Nourrir la planète, énergie pour la vie », les organisateurs considèrent que les montagnes doivent avoir une présence particulière au sein de l’EXPO, en tenant compte du fait qu’elles jouent un rôle essentiel dans la nutrition et la sécurité alimentaire.

Cette conférence de haut niveau pour l’ouverture de la semaine a analysé la contribution des montagnes à une alimentation durable et de haute qualité. Plusieurs intervenants, comme, Barbara Degani, sous-secrétaire d’État du ministère italien de l’Environnement, du Territoire et de la Mer, a insisté sur « la qualité des produits de montagne [qui] pourrait être une valeur ajoutée pour les producteurs » ou sur les inconvénients (comme la faible saisonnalité ou des températures plus froides) qui doivent être surmontées par les agriculteurs. Markus Reiterer, Secrétaire général de la Convention alpine a même parlé «d’agriculture héroïque» dans les zones de montagne. Cette conférence a également essayé de souligner comment un cadre législatif adéquat est mis en place par l’UE, les autorités nationales, régionales et locales.

DSC08947- StreifenederThomas Streifeneder d’EURAC et membre d’Euromontana a donné quelques données et chiffres (voir ici sa présentation) à propos de l’agriculture de montagne et a expliqué ses difficultés, insistant particulièrement sur la diminution du nombre de fermes dans les Alpes au cours des trente dernières années ou sur la baisse de la productivité dans les zones de montagne.

Kolderup_Mountain_WeekDans ce contexte, la nouvelle mention facultative de qualité définie au niveau européen devrait apparaître comme une opportunité clé pour les agriculteurs de montagne pour mieux commercialiser et développer leurs produits de montagne de haute qualité, comme l’a expliqué Jon-Andreas Kolderup, vice-président d’Euromontana. Il a particulièrement insisté sur la définition de cette nouvelle mention facultative, ses dérogations et le travail qui reste à faire, y compris pour les autorités nationales et régionales afin d’adapter le schéma à leurs niveaux et d’encourager les producteurs à l’utiliser (voir ici sa présentation et ici une vidéo).

Enfin, Marie Clotteau du secrétariat d’Euromontana a animé une table ronde sur la façon dont nous pourrions faciliter le développement des chaînes d’approvisionnement de montagne. Selon Alessandra Pesce, responsable du secrétariat technique du ministère italien de l’agriculture, l‘Italie est actuellement en train de réfléchir sur la façon de mettre en œuvre la nouvelle législation européenne et limitera probablement la dérogation à 10 ou 12 kilomètres (au lieu des 30 km autorisés par la réglementation européenne) pour la production et la transformation des produits alimentaires de montagne. Mais la réflexion est toujours en cours, notamment sur les moyens de contrôler l’utilisation de la mention de qualité.

Pour Paolo Angelini du ministère italien de l’environnement, la Convention alpine pourrait aider à mettre en œuvre la mention de qualité au niveau alpin, mais ils attendent encore les commentaires des parties prenantes (et en particulier des agriculteurs) avant d’encourager sa mise en œuvre.

Pour Emanuela Zilio de l’Université d’Unimont, membre d’Euromontana, des formations et du réseautage pour les agriculteurs et les étudiants expliquant comment le processus de certification fonctionne aideront les chaînes d’approvisionnement de montagne à se développer.

Enfin, pour Rosa Laura Romeo du Partenariat de la montagne, un label au niveau mondial devrait être encouragé pour promouvoir non seulement les produits de montagne mais la montagne en général. L’idée vient d’être mise sur la table lors d’une réunion en mai 2015, mais ni sa mise en œuvre difficile au niveau international, ni le problème crucial de la façon dont les produits contrefaits pourraient être contrôlés et sanctionnés, ni comment ce label global pourrait être intégré à la mention facultative de qualité européenne déjà existante n’ont été discutés et ils restent des enjeux majeurs cruciaux.

Le dernier événement de la Semaine de la Montagne traitait du « marketing vert » pour les produits alimentaires de montagne. Vu l’attention croissante des consommateurs pour des produits verts dans l’industrie alimentaire, la réunion a permis de rencontrer et de soutenir la création d’un réseau parmi les entreprises de l’industrie agro-alimentaire opérant dans les montagnes, notamment en Italie, en tant que moyen de promouvoir les stratégies commerciales orientées vers l’international.

Carlo Sangalli, président de Confcommercio a souligné les thèmes liés aux montagnes qui sont d’une importance clé pour le développement des régions et aussi ceux qui ont un grand impact dans les vallées: la durabilité liés à l’agriculture de production et les questions environnementales, les aspects sociaux et culturels liés à l’identité et le tourisme (comme une combinaison des facteurs humain et liés au terrain).

Simona Vrevc, secrétaire générale adjointe de la Convention alpine a souligné l’importance des initiatives existantes pour promouvoir l’excellence des produits de montagne, et la nécessité de soutenir la production durable. Son organisation élabore des recommandations sur l’étiquetage commun des produits de montagne, sur la base de leur valeur ajoutée. Ils considèrent que comme les produits de montagne sont en concurrence au niveau mondial, ils ont besoin d’une approche commune. Les producteurs doivent profiter du fait que les consommateurs cherchent aujourd’hui la qualité et des «histoires» liés à la production.

Le représentant de la Région Lombardie, Ugo Parolo, a parlé de la stratégie macro régionale qui existe en Italie pour promouvoir les produits agricoles de montagne et la nécessité de repenser les liens existants entre les montagnes et les citoyens afin de créer les conditions économiques favorables qui évitent aux gens d’abandonner les zones de montagne. Cela nécessite d’accorder une importance particulière aux décisions prises aux niveaux local et régional.

Les universités ont également eu un rôle important lors de l’événement, avec la présence des représentants d’UNICAM et d’UNIMONT. Les deux sont impliqués dans des projets qui cherchent à relier la qualité des produits de montagne à la qualité de ces zones. Anna Giorgi, d’UNIMONT, est intervenue en tant que membre d’Euromontana avec une présentation qui concerne la nouvelle mention facultative de qualité « produit de montagne» développée par la Commission européenne et le rôle que l’association joue pour contribuer à améliorer la qualité de vie des habitants des zones de montagne. Euromontana est consciente que la perception des consommateurs des produits de montagne est liée à une nourriture pure, traditionnelle et de qualité mais aussi à des concepts tels que la santé, la pureté, de bonnes matières premières, l’authenticité, la tradition, le bon goût et les valeurs culturelles qui sont souvent liée à l’origine. De cette manière, les membres de l’association explorent les possibilités que l’utilisation de cette mention facultative de qualité pourrait apporter aux agriculteurs des zones de montagne.

L’intervenant du ministère italien de l’Agriculture a expliqué qu’ils travaillent aujourd’hui sur un décret sur cette mention de qualité et a souligné le rôle important de l’agriculture de montagne, non seulement en tant que productrice de nourriture, mais aussi pour la sauvegarde de la terre, la prévention des problèmes environnementaux, qui créent des emplois et encouragent le tourisme. Les gouvernements doivent donc la soutenir.

IMG_7575_JoneLa représentante du Forum Rural Mondial (FRM), Jone Fernández, a présenté les réalisations de la célébration de l’Année internationale de l’agriculture familiale en 2014 (AIAF) telle que déclarée par l’Assemblée générale des Nations Unies, coordonnée par le FRM et promue par la société civile comme jamais auparavant. Plus de 360 ​​organisations provenant de 60 pays des cinq continents ont participé à la campagne. Elle a souligné la création de 52 comités nationaux conduits par les organisations des agriculteurs qui impliquent 745 parties prenantes du monde entier, pour promouvoir le dialogue afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’agriculture familiale. Beaucoup de changements législatifs et budgétaires ont déjà été approuvés et d’autres sont en cours. Il y a une prise de conscience renforcée dans le monde entier sur l’importance du rôle joué par l’agriculture familiale et cela a conduit à de nombreuses déclarations, y compris politiques, des manifestes et des mémos ainsi qu’à des engagements importants d’organisations internationales telles que l’IICA et la FAO. Le succès d’une telle mobilisation a conduit à l’approbation de l’AIAF + 10, qui gardera cette campagne vivante pour les dix prochaines années.

Divers intervenants italiens ont présenté plusieurs projets liés à la commercialisation de produits liés aux territoires. Il y a une demande accrue de produits tels que les champignons, les noisettes, les tanins, le liège ou les cerises. Aussi de nouvelles possibilités de vendre l’excellence de ces produits sont envisagées. Nutraceutics dans la Vallée d’Aoste a également étudié et va essayer de vendre l’image des produits qui sont bénéfiques pour notre santé. Beaucoup d’entre eux ont mentionné l’importance de l’e-commerce pour ouvrir de nouvelles voies pour la commercialisation de ces nouveaux produits innovants et des systèmes d’emballage sont également développés.

Il y a une approche commune concernant la nécessité de travailler ensemble, pour rapprocher les agriculteurs et la recherche, pour continuer de travailler sur les opportunités que les montagnes offrent. Comme Anna Giorgi l’a résumé, « les montagnes ont besoin de parler  avec une seule voix« .

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18 juin 2015

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