Euromontana met en avant le “droit de rester” comme priorité sociale pour le prochain budget de l’UE

Euromontana met en avant le “droit de rester” comme priorité sociale pour le prochain budget de l’UE

Le Comité européen des régions (CdR) a organisé, le lundi 23 février, une consultation des parties prenantes sur l’avenir du Fonds social européen (FSE) dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE, afin de recueillir des avis sur les propositions de la Commission. Dirigée par le rapporteur Carlos Martínez Mínguez (Espagne, PSE), la consultation a souligné la nécessité de garantir le droit de rester et l’importance d’une approche régionale et locale transversale pour le financement futur de la dimension sociale en Europe.

Dans son discours d’ouverture, M. Martínez Mínguez a souligné la nécessité de garanties concrètes plutôt que de discours creux sur les dépenses sociales, compte tenu de la place réduite accordée aux priorités sociales dans le débat actuel.

Tout en reconnaissant la nécessité d’une gouvernance à plusieurs niveaux, M. Martínez Mínguez a appelé à une coopération étroite entre les parties prenantes et à un financement supplémentaire pour les objectifs sociaux. Le prochain avis devrait inclure des piliers clés tels que la dimension sociale, le travail équitable et décent, la qualité de vie, l’apprentissage tout au long de la vie et l’éducation, le logement de qualité, la mobilité, l’égalité des sexes et l’inclusion. Le CdR et Euromontana rejettent fermement le modèle de fonds unique, le CdR soulignant l’importance de défendre une ligne budgétaire indépendante pour le Fonds social européen, ainsi que la nécessité d’une responsabilité et d’une approche territoriale de la compétitivité.

Euromontana a intervenu pour souligner les principes de partenariat et de subsidiarité, appelant à des garanties juridiques pour les autorités régionales et locales dans le suivi et la mise en œuvre du prochain CFP, ainsi qu’à des indicateurs territoriaux spécifiques pour les zones de montagne dans le cadre du règlement sur la performance, en tant que territoires clés légalement reconnus en vertu de l’article 174 du TFUE. Bien que souvent sous-estimées, les zones de montagne fournissent des services stratégiques essentiels (services écosystémiques, tourisme, approvisionnement en eau et en énergie, entre autres) pour l’Europe et nécessitent donc des investissements stables à long terme afin de garantir le droit de rester. En soutenant l’augmentation des investissements dans les services publics afin de lutter contre l’isolement social et le déclin démographique dans les zones de montagne, le FSE a le potentiel de jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre du droit de rester dans le cadre de l’architecture politique de l’UE.

M. Martínez Mínguez a salué la contribution d’Euromontana, reconnaissant le droit de rester et l’approche territoriale (au niveau NUTS3) comme des éléments importants pour le prochain avis. Les parties prenantes sont invitées à soumettre leurs prises de position ou leurs contributions écrites à sedec@cor.europa.eu jusqu’au 12 mars afin qu’elles soient prises en compte dans l’avis du Comité.

Euromontana continue de plaider en faveur d’un « CFP favorable aux montagnes » avec des objectifs communs, des chapitres territoriaux obligatoires dans les plans de partenariat nationaux et régionaux, des sources de financement dédiées et la préservation d’approches locales qui reconnaissent les défis uniques des zones de montagne. Ces demandes ne concernent pas seulement les zones de montagne, mais tous les territoires confrontés à des contraintes naturelles et démographiques permanentes, et sont essentielles pour une élaboration efficace des politiques locales.